MEANING MY LIFE
Vivre en mode minimaliste, simplement, facilement, sans complexe.
L’amour – Simple beauté de l’humain
Je me suis souvent demandé quel était mon chemin de vie, ce qu’il devait être, comment je devais vivre ma vie afin qu’elle entre dans les cases, et pourtant, c’est si simple, sans baguette magique, sans recette miracle.
Chacun a un parcours, une vie, des situations, obstacles, événements, rencontres, on vit des hauts, des bas, on vit la solitude, on vit la plénitude, on vit l’amour, puis également la tristesse, la rencontre, et la séparation, la vie, et la mort.
En tout ceci, une dualité, et pourtant, la face d’une même pièce, et c’est l’amour. Pas l’amour Hollywood, pas celui charnel, pas le transactionnel, pas celui que la société imagine, non, l’amour qui se trouve au fond de nous, qui vibre, nous fait rire, sourire, frissonner, pleurer, et tant de choses encore.
Vous savez, au travers minimalife, une exploration de sobriété, de simplicité, de minimalisme, pas dans la paupérisation, mais plutôt dans l’acte d’être intentionnel, meaning my life. Et si il n’y avait d’autre chemin que celui de l’amour ?
Alors ne nous y méprenons pas, l’amour peut faire la guerre, comme des parents protégeraient leurs enfants d’un agresseur, par amour, il n’est pas que joie, lumière, douceur et calinothérapie, non, non, il est le tout, dans cette dualité également.
Je suis de ceux qui pleurent, facilement, qui ressentent les émotions, les vibrations des gens, en face de moi, au travers un écran, quand on me dit “ça va bien” et que je sais que c’est pas vrai, selon la personne, maintenant, je le dis… dépose le masque, pas avec moi, merci.
Je pleure devant “the voice” une performance sportive, musicale, un discours, un anniversaire, un acte même d’offrir quelque chose à quelqu’un, une présence… cela vient frapper une corde en moi, une émotion, une sensation, ça m’enveloppe, me prend, c’est soudain, c’est doux, et ça n’a pas lieu d’être jugé, mis sous le tapis, ni amplifié pour en faire un spectacle, c’est juste ainsi, ça prend “aux tripes”.
Je me trouvais souvent derrière mon appareil photo, à pleurer à chaudes larmes sur un discours de témoins de mariage, ou face à l’amour durant une seance boudoir de couple, ou encore un exploit sportif, je ne vous parle pas du 1er, mega entrainé qui arrive et stoppe son garmin, relax, merci merci, a ciao bonsoir… non, je vous parle de celui ou celle qui se retrouve encouragé par la foule, dans son dépassement, et qui va prendre son ou sa petite dans les bras sur les 200 derniers mètres, ou aider une personne qui a un claquage a 50m de l’arrivée, car l’humain, l’amour a pris le relai.
Ce type d’amour qu’on retrouve, dans des moments intense, des situations complexes, comme à Crans-Montana cette semaine, il y a divers aspects, celui du deuil qui se met en place avec les diverses phases, l’aspect procédural en cours, et l’aspect humain, qui montre que l’on est là, tribu, par la pensée, par le lien relatif à notre brève apparence sur cette terre, à notre humanité, là ou les problèmes que j’appelle “de riches” n’existent plus, se dissolvent, le temps d’un instant, unis, soudés, juste là… ne serait-ce qu’un instant, dans cette vérité, il n’y a pas d’hypocrisie, il y a l’humain, qui ressent, vibre, et suit son coeur, et la manière dont il est reçu finalement, n’a que peu d’importance.
Alors, observons, dans notre quotidien, dans la simplicité des actes, comment nous pouvons voir le language d’amour de l’autre, la vibration, ressentir ces fréquences, ces sensations en nous, ce que ceci nous mène à vibrer, pour ceux qui sont là, pour les personnes ne faisant plus partie de notre entourage, et pour les personnes décédées qui nous sont chères.
Ressentons, la simplicité de l’amour, dénué de tout, cette mise a nu, vulnérable, absolue, physique, psychique, émotionnelle, psychologique, mentale… et tant encore, là ou il est impossible de se cacher, et c’est ce qui fait souvent le plus peur, car se mettre à nu, ça force à se découvrir, à s’aimer, ainsi, aujourd’hui, avec tout notre passé, nos actes manqués, nos succès, et se montrer, à l’autre, sachant qu’il ou elle a le pouvoir de nous détruire, et réciproquement, tout comme l’amour doux et enveloppant, à ce pouvoir de transformer notre vie dans la matière.
Hier, durant mon immunothérapie, l’infirmière s’appelait Isabelle, coincidence… je ne pense pas, une autre Rachel… j’ai du sourire quand même à ces prénoms, au vu de la représentation du coeur qu’ils ont pour moi. Je demande à Isabelle après mon repas, car elle m’a dit être allée manger, ce qu’elle a mangé… elle me dit, mais vous êtes bien curieux. Je la regarde avec douceur, et dit, non, j’aime l’humain, et la simplicité qui nous connecte. Elle m’a ensuite dit le délicieux plat qu’elle avait apporté de chez elle, et je l’ai remerciée pour le repas qu’elle m’avait apporté.
J’ai ensuite demandé aux médecins leurs prénoms, car ça va de s’appeler par nos noms de famille, un masque de plus pour se protéger de la peine et de la souffrance, et j’ai la chance d’avoir dans mon équipe de soignants Margaux, Laurent et Grégoire, 3 magnifiques âmes, tellement différentes et passionnantes par leur manière d’être, et je me réjouis de leur demander, dans 3 semaines, de retirer leurs blouses ou au moins de les ouvrir, afin de parler à des humains, pas à des blouses de protection.
Revenir à la simplicité, décodifiée, à l’amour, à la gratitude de ces moments, sourires, à l’humour, à cette chance que l’on a d’être là, aujourd’hui.
Alors à toi qui lit ceci, prends un moment, si cela résonne pour toi, respire, vois en tout, ce qui est bon, vois aussi ce qui ne résonne pas, car il n’est pas question de dire oui à tout, mais vois, ressens, perçoit, quand ton corps se connecte à un autre corps, énergétiquement, quel chakra, quel ressenti, quelle vibration tu perçois…
C’est puissant, l’Amour… Merci